Mon post-partum, tout ce que j’aurai aimé savoir avant mon accouchement !


Maternité / samedi, février 13th, 2021

Depuis des années, la maternité est un sujet qui me passionne. Jusqu’après mon bac, je rêvais de devenir sage-femme. Et puis, la réalité de la première année de médecine a mit fin à mon projet très rapidement. Je l’ai parfois regretté même si avec du recul, je pense que c’était la bonne décision.

Bref, tout ça pour dire que j’étais très renseignée sur la grossesse, l’accouchement et le post-partum. Enfin ça c’est que je croyais. Parce qu’entre la théorie et la pratique, entre ce qu’on croit savoir et la réalité, il y a tout un monde. Et ce monde, il est encore tabou et ça, c’est nul.

Pendant ma grossesse, aucun membre du personnel médical ne m’a dit à quoi je pouvais m’attendre. On m’a seulement dit : « c’est normal ! » quand je leur en ai ensuite parlé. SUPER !

Peut être serait-ce plus simple d’informer les femmes en amont ?

Alors cet article ne vas pas révolutionner le monde mais si il peut aider ne serait qu’une personne, je serais déjà satisfaite !

Disclaimer : n’étant pas du tout du milieu médical, n’hésitez pas à me corriger si j’ai écris des approximations.

Disclaimer 2 : Tout le monde étant différent, chaque femme vivra son post partum à sa façon. J’ai pris le parti de vous parler seulement de ce que moi j’ai vécu.

La récupération

Avant toute chose, il a fallu que mon corps se remette de la césarienne. Je pense avoir été bien loti de ce côté là même si les 10 premiers jours ont été difficiles. Notamment à cause de la piqûre d’anti-coagulant qui m’attendait chaque soir, faite par Johan, et qui me mettait dans un état pas possible !!

Ce qui était compliqué aussi était de passer par des journées où j’avais l’impression d’un mieux physiquement, puis le lendemain d’être pleine de douleurs. Je ne comprenais pas que c’était normal et ça m’inquiétait.

N’ayant jamais été opéré, je ne savais pas non plus comment évolue une cicatrice et ça a été très très dur à gérer pour moi. Personne ne m’a examiné entre ma sortie de l’hôpital et mon rendez-vous deux mois post-accouchement. Autant vous dire que je suis passé par de belles frayeurs et heureusement que ma tata infirmière était là pour me soutenir à distance !

La montée de lait

A la base, j’aurai aimé allaiter. Mais après une première nuit un peu chaotique (récit de mon séjour à la maternité ici), la fatigue et les crevasses ont mis fin à cette envie. On ne le répétera jamais assez : l’allaitement ce n’est pas inné et sans un bon accompagnement (et une très forte envie !), c’est difficile.

Bref, j’ai rapidement compris que ce n’étais pas pour moi.

Mais je n’avais pas vraiment pensé que même sans allaitement, j’aurais tout de même la montée de lait. Trois jours après mon accouchement, mes seins sont devenus des rochers et ils gouttaient en permanence. On adore !

Et, sinon ce n’est pas drôle, le moindre contact me faisait mal. Les sage-femmes m’ont conseillé une technique qui a très bien fonctionné : serrer ma poitrine dans un soutien-gorge qui la maintenait bien en permanence et ne pas les toucher. Je passais seulement le jet dessus quand je me douchais et au bout de quelques jours, la situation s’est améliorée. Ouf !

Les lochies

La première fois que j’en ai entendu parler, c’était par Coline après l’accouchement de son fils. Il y a donc 2 ou 3 ans environ SEULEMENT.

Ce sont des saignements qui vont durer plusieurs semaines après l’accouchement, qu’il est lieu par voie basse ou par césarienne. Chez moi, elles ont duré plus ou moins 5 semaines. Autant vous dire qu’heureusement que j’en avais entendu parler sinon, l’hypocondriaque qui sommeille en moi aurait certainement fait plusieurs arrêts cardiaques.

La chute d’hormones

Après un accouchement, les hormones que le corps produisaient pour la grossesse s’en vont. Ou plus exactement, elles chutent. Et ça produit un effet trèèèès yoyo sur le moral !!

Pour moi, ça s’est traduit par quelques crises de larme pendant les 15 premiers jours post-partum. Pour tout et n’importe quoi. Parfois c’était « rigolo » car en même temps que je pleurais, je me rendais compte de « l’absurdité » de mes pensées. Parfois moins, car j’étais persuadée d’être dans le vrai.

Quelques exemples : j’ai pleuré car Romy allait grandir, j’ai pleuré car je ne voulais pas que quelqu’un d’autre que moi s’occupe d’elle, j’ai pleuré car j’avais peur de mourir,…

J’ai eu beaucoup de chance d’avoir un compagnon compréhensif qui, dans ces moments-là, m’épaulait. Il me laissait gérer la crise sans vraiment intervenir. C’est ce qui a le mieux marcher pour moi car cela me permettait d’évacuer sans être jugée et d’ensuite reprendre pied.

Ma soeur et mes tantes m’ont énormément soutenue également, j’ai pu compter sur elles pour beaucoup d’informations !

La forme du ventre

Une chose à laquelle je n’étais pas préparé du tout, c’est la forme du ventre après l’accouchement. Chez moi, ça a fait une sorte de boudin qui pendouillait sur le pubis (GLAMOUR hein !). Je n’avais pas imaginé une seule seconde que mon corps ressemblerait à ça et c’est seulement après en avoir parlé sur Instagram que j’ai réalisé que c’était normal.

J’aurai aimé voir des images de corps de femmes après leur accouchement pour ne pas complexer sur un phénomène naturel. Et surtout, je ne comprends pas comment j’ai pu ne pas penser un seul instant à ce à quoi allait ressembler mon corps après avoir hébergé un autre être humain.

Presque 8 mois après la naissance de ma fille, je n’ai pas retrouvé mon corps d’avant et je ne sais pas si cela arrivera. Il y a des jours où c’est dur, d’autres où je me dis que ce n’est pas grave. J’ai toute la vie pour l’apprivoiser ou changer si j’en ressens l’envie.

Le périné

Bon alors ça, pour le coup, c’est la seule chose dont on m’ai parlé à ma sortie de la maternité : faire des exercices pour remuscler son périné. Et oui, même après une césarienne, il faut passer par là.

Ici, pas de séances chez la sage-femme pour le rééduquer. J’ai simplement eu un livret d’exercice à faire.

Sauf que les premières semaines, j’avais autre chose en tête. Je me rappelle d’une balade que j’ai écourté, en pleur, car j’étais à deux doigts de me faire pipi dessus.

Je me suis donc mise à faire mes exercices plus sérieusement et chaque jour j’essaie de penser à faire quelques contractions par-ci, par-là. Je profiterai d’un séjour en France pour voir une sage-femme et être sûre que tout est ok de ce côté là.

Le vide et les sensations de mouvement

Après 9 mois de cohabitation, l’absence du bébé dans le ventre peut provoquer un drôle d’effet.

Je n’ai pas ressenti de vide mais en revanche, j’ai senti des mouvements fantômes pendant des semaines et il m’arrive encore d’en sentir !

Les règles DE L’ENFER

Ce à quoi je ne m’attendais pas du tout, mais alors vraiment pas, c’était qu’un changement majeur allait se produire au niveau de mes règles.

J’ai toujours eu des règles que je ne qualifierai ni d’abondante, ni de peu abondante : pile au milieu quoi ! Mais depuis mon retour de couches, j’ai des règles hémorragiques. C’est à dire que, parfois, je me lève et j’ai du sang qui traverse mes protections, coulant jusqu’à mes pieds.

La scène de l’ascenseur dans Shining, mais version humaine.

Ca commence à se calmer mais ça reste très compliqué à gérer. Au point que je ne sors pas de chez moi ces jours là.

Et, encore une fois, en en parlant sur Instagram, j’ai eu beaucoup de retour de femmes me disant que ça leur arrivait également…

Les cheveux

Ce n’est pas venu juste après mon accouchement mais environ 2 mois après : j’ai commencé à perdre des kilos de cheveux à chaque fois que je les lavais. C’est aussi lié aux hormones de grossesse qui quitte progressivement le corps.

Je continue encore à perdre plus de cheveux qu’avant ma grossesse mais ça commence à se rapprocher de la normale.

Parallèlement, j’ai eu beaucoup de pousse de « cheveux de bébé » en haut du front.

Les douleurs aux poignets

J’ai commencé à avoir des douleurs aux poignets avant mon accouchement mais ma sage-femme m’avait dit que c’était très courant et que cela s’évanouirait à la naissance de mon bébé.

Manque de pot, ça a empiré ! En effet, mes poignets étaient très sollicités à chaque fois que je portais Romy.

Quand j’en ai parlé à mon premier rendez-vous médical post-partum, on m’a confirmé que cela arrivait très régulièrement. On l’appelle même la « tendinite des jeunes mamans ». Sympa, on a presque envie de l’avoir dit comme ça !

La seule chose à faire : limiter les mouvements, masser et porter une attelle.

J’ai encore parfois quelques douleurs dans un de mes poignets mais ce n’est rien comparé à ce que c’était !

Pour conclure…

Je m’estime chanceuse de ce post-partum, comparé à ceux de beaucoup d’autres femmes. Les tranchées, les douleurs au périné, les problèmes digestifs, la dépression post partum (liste non exhaustive !) sont autant de symptômes pouvant toucher une maman.

Je trouve cela aberrant que l’on ne nous parle pas plus de tout ça ! On vivrait tellement mieux les choses si l’on savait tout ce qui peut potentiellement se passer après la grossesse.

Et vous, comment avez-vous vécu votre post-partum ?


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2 réponses à « Mon post-partum, tout ce que j’aurai aimé savoir avant mon accouchement ! »

  1. Ah ce post-partum… il y’a beaucoup de choses que je partage avec toi ! 5 semaines de saignements, le ventre qui pendouille et ouiiiii je continue à en pleurer 7 semaines après l’accouchement… Mais j’ai aussi eu le droit (je l’ai découvert c Ema ton chez l’ostéopathe) que mon bassin était déséquilibré, et que l’accouchement m’avait flingué une artère dans la nuque ce qui me fait avoir des maux de tête de dingue…. Ah et puis les crises d’angoisses qui on m’a dit “après l’accouchement ça part…” ouai ouai j’attends toujours !!!
    Entre d’autres choses… enfin bref on oublie de nous dire tellement de choses… Merci pour ce bel article nécessaire!!!

    1. Oh punaise ma pauvre !! J’espère que la séance va te faire du bien et que tes crises d’angoisses vont s’atténuer…
      Oui je ne comprends pas que le personnel médical ne parle absolument pas du post-partum…
      Il y a encore du boulot !

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