Récit d’accouchement, ou l’enfant qui ne voulait pas sortir !


Maternité / samedi, janvier 9th, 2021

*Prenez un thé ou une boisson chaude si vous voulez survivre à la longueur de cet article*

Presque 7 mois après la naissance de Romy, je vous partage mon récit d’accouchement en article ! Je l’ai déjà fait plus ou moins rapidement sur Instagram (ici) mais j’avais envie de garder une vraie trace de cet événement. J’ai toujours été frustrée quand je demandais à ma maman de me raconter l’histoire de ma naissance et qu’elle ne se rappelait pas de grand chose. Je ne comprenais pas que l’on ne puisse pas se rappeler d’une journée si IMPORTANTE que ma venue au monde !!

Et nous voilà, 7 mois après que ma fille soit née…à avoir oublié PLEIN DE CHOSES. Comment je m’en suis rendu compte ? En relisant les messages que nous nous étions envoyé avec mon chéri et ma soeur ces jours-là.

Alors je n’imagine même pas dans quel état sera ce souvenir dans 15 ou 20 ans !

Cela me permet aussi de continuer ma série d’articles sur la grossesse en Angleterre.

Et enfin, si cela peut permettre de parler un peu plus du déclenchement et de la césarienne (GROS SPOILER !), je pense que c’est une bonne chose !

Récit garanti sans tabou.

Le déclenchement

A mon dernier rendez-vous de suivi de grossesse, à 41 SA, ma sage-femme m’avait réservé une place à la maternité pour un déclenchement 5 jours plus tard. C’était la date la plus éloignée qu’il leur était possible de me proposer. Cela aurait été possible plus tôt mais je préférais attendre au maximum au cas où, par miracle, le travail se mette en route naturellement !

Vous l’aurez compris, ce n’est pas arrivé.

Le mercredi matin, à 7h30, j’avais donc appelé la maternité, comme le prévoyait le protocole. On m’avait alors demandé de venir pour 9h.

Me voilà donc, après un dernier bisou à mon chéri (qui ne pouvait pas venir tant que le travail n’était pas en route, CIMER le covid), en train de partir à pied à la maternité. Enceinte jusqu’au cou, à traîner ma valise derrière moi.

Vingt minutes plus tard, j’étais arrivée à l’hôpital et j’avais erré dans les couloirs pour trouver où je devais me rendre. Entre le stress de la journée qui s’annonçait, l’immensité du lieu et les indications médicales en anglais, je ne faisais pas la fière.

Une fois arrivée à bon port, j’avais été accueillie par une sage-femme . Elle m’avait alors installé dans une grande pièce avec 4 lits, séparés par des petits rideaux, avant de m’expliquer comment le déclenchement allait se passer.

Pièce où a eu lieu mon déclenchement

Première étape : analyse d’urine.

Tout était ok.

Deuxième étape : monitoring.

Le coeur du bébé battant vite par moment, j’ai eu droit à un monitoring plus long pour être sur que tout allait bien.

Troisième étape : test covid et prise de température.

J’avais entendu tellement d’atrocité sur ce test que j’appréhendais énormément et au final… ben c’était pas si terrible que ça.

Quatrième étape: examen du col, décollement des membranes et pose du tampon d’hormone.

Mon col n’avait pas bougé depuis mon dernier rdv, il était mou et ouvert à 2. La sage-femme m’avait refait un décollement des membranes afin de mettre toutes les chances de notre côté. Puis, elle avait posé le tampon d’hormones.

Quatrième étape: Nouveau monitoring pour vérifier que le bébé supportait bien toutes les étapes précédentes.

Une autre patiente était arrivée dans la salle. A travers les rideaux, je l’avais entendu dire à la sage-femme qu’elle avait déjà eu un déclenchement pour son premier et que ça avait duré quatre jours. Dans ma tête, je me disais que moi, c’était sur, ce serait beaucoup plus rapide.

HAHAHAHA.

La sage-femme m’avait ensuite proposé de rentrer chez moi plutôt que d’attendre seule à l’hôpital. J’étais trop contente que ce soit possible ! J’avais donc attendu une heure dans l’hôpital, comme le veut le protocole. Je m’étais baladée dans les couloirs, en buvant un café au lait.

L’heure passée, j’avais de nouveau eu droit à un monitoring avant de rentrer à la maison.

Trouveras-tu Robin des bois sur les rideaux ?

Avant de partir, j’avais demandé quelle était la prochaine étape si le tampon ne faisait pas effet : rompre la poche des eaux.

Si rien ne s’était passé d’ici là, je devais appeler la maternité le lendemain matin.

Hop, j’avais repris ma valise et j’étais rentrée à pied chez moi. Enceinte jusqu’au cou.

Retour à la maison et journée d’attente…

La sage-femme m’avait conseillé de me reposer, en prévision de l’accouchement, alors j’avais passé ma journée dans le canapé. J’étais simplement sorti dans mon jardin, pour boire le thé -à distance- avec ma voisine, notre petit rituel quotidien.

Mon chéri n’était pas aller travailler, au cas où.

En fin d’après-midi, la sage-femme m’avait passé un coup de fil pour prendre des nouvelles et savoir si le bébé bougeait toujours bien. Comme tout était ok, elle m’avait rappelé de téléphoner le lendemain matin si rien ne se passait d’ici là.

Je me rappelle qu’au moment d’aller me coucher, j’étais plus angoissée que la journée… Bien que rien ne laissait présager un accouchement imminent, toutes mes angoisses qui y étaient liées avaient refait surface. Et aussi, toutes les autres : est-ce que j’allais aimer ce bébé ? Est-ce que c’était une bonne idée d’avoir un enfant ? BREF, plein de pensées positives comme on les aime (Non).

J’étais persuadée que le tampon était complètement inefficace.

Le lendemain

Après une courte nuit bercée de stress et d’inconfort (coucou la fin de grossesse), rien ne s’était produit.

Evidemment.

J’avais donc appelé la maternité vers 8h pour leur expliquer ma situation. Ils avaient mon dossier et je n’avais donc pas trop eu de mal à me faire comprendre. La réceptionniste m’avait dit qu’elle me rappellerait afin de me dire comment nous allions procéder, les salles de travail étant pleines.

Vers 9H30, j’avais reçu un appel m’invitant à venir à la maternité pour 10h10.

J’étais reparti, à pied et seule, avec ma valise. Enceinte jusqu’au cou.

Arrivée à la maternité, j’avais cette fois-ci été accueillie dans le service des salles de naissance. J’avais été conduite dans une pièce avec deux lits. La sage-femme avait lancé un monitoring, pris ma temperature et ma tension. Celle-ci était un peu haute. Elle m’avait demandé si j’étais anxieuse. Moi ? De nature si sereine ? Anxieuse à ce moment de ma vie ?

HAHAHAHAHAHAHA!

Elle me l’avait repris quelques minutes après et ça allait mieux. A chaque fois que l’on me l’a prise à partir de ce moment là, c’était le même scénario : tension haute puis à la deuxième ou troisième prise, ça allait.

Mon 87634e monitoring.

Elle m’avait laissé, pendant une petite demi-heure, monitorée et avec une petite manette sur laquelle je devais appuyer à chaque fois que je sentais le bébé bouger. Je me rappelle que j’étais fatiguée par la nuit que j’avais passé et par le stress qui montait depuis déjà 24h.

Suite à cela, reprise de ma tension. Comme tout était ok, elle m’avait demandé d’aller retirer le tampon d’hormones.

En effet, il ne fallait pas le garder plus de 24h.

Moi qui avait été super vigilante pour être sûre qu’il reste en place, il fallait maintenant que je l’enlève. Rien de très compliqué, il suffisait de tirer sur la ficelle, comme avec un tampon classique.

La sage-femme m’avait prévenu que 3 femmes étaient en salle de travail. Dès qu’une place se libérerait, on me romprait la poche des eaux. Elle m’avait prévenu que le service était « very busy ».

Tout le monde accouchait, sauf moi !

Vers 12H, elle m’avait annoncé que, ça y est, une chambre était libre ! J’avais même pu dire à Johan de venir me rejoindre : WOUHOU !

En arrivant dans la salle de travail (numéro 4), j’étais un peu impressionnée et je me sentais seule. Une aide-soignante était venu se présenter, me demander si j’avais besoin de quelque chose, et me prévenir que les sages-femmes n’étaient pas disponibles pour le moment.

On m’avait ensuite apporté un plateau repas et Johan était arrivé.

Miam miam

On me faisait patienter pour ne prendre aucun risque car l’équipe était en sous-effectif. Cela ne me dérangeait absolument pas puisque j’allais très bien physiquement. J’étais juste fatiguée.

Vers 13h30, on m’avait informé que j’allais être transférée dans le service de suite de couches, afin d’être installée plus confortablement, en attendant que l’on puisse s’occuper de moi. Cela signifiait que Johan devait repartir.

C’était un peu dur mais bon, ce n’est pas comme si on avait réellement le choix de toute façon.

La chambre en suite de couche.

L’après-midi était passée sans que l’on me donne beaucoup d’informations. Je commençais à me faire une raison et me dire que rien ne serait fait ce jour là.

J’avais droit à des monitorings et prises de tensions de façon régulière.

J’avais passé le temps en faisant une petite sieste et en jouant au tarot en ligne avec mon chéri.

Vers 16h, on m’avait demandé ce que je souhaitais pour le tea time. Je m’attendais à ce que l’on me propose un thé et un petit gâteau mais non, saucisses-frites-petit pois servis vers 17h.

En vrai, c’était pas si mal.

Vers 18h30, j’avais demandé si on allait me prendre en charge dans la soirée et, si non, si je pouvais rentrer chez moi. On m’avait répondu que c’était très peu probable car les salles de travail étaient toujours occupées mais que, dans tous les cas, je resterai dormir à l’hôpital.

A 20h, on m’avait informé que je continuerai à avoir monitoring+prise de tension à 22h-2h-6H mais qu’il était encore possible que l’on me rompe la poche des eaux dans la soirée si une place se libérait. La sage-femme de garde m’avait dit qu’elle m’informerait si jamais c’était sûr que rien ne se passerait afin que je puisse me doucher, me coucher et faire ma vie.

Et que j’étais prioritaire le lendemain.

La soirée, après confirmation que rien ne se ferait, j’avais encore joué au tarot en ligne avec des amis, en buvant un thé au lait et en mangeant un petit biscuit.

Je me rappelle que la sage-femme avait du mal à écouter le coeur de Romy, qui bougeait énormément, et qu’à 23h30, j’avais eu un nouveau monitoring.

Le son magique…

En sortant de la douche, j’avais perdu le bouchon muqueux. J’en avais déjà perdu des bouts au cours des dernières semaines mais là je n’avais pas de doute sur le fait que ce soit ça…Yummy.

J’étais contente, me disant mon corps se préparait à l’accouchement….

A minuit, j’étais allé me coucher.

Le surlendemain

Vers 2H j’avais eu un nouveau monitoring puis je m’étais rendormie…pour être réveillée 1h30 plus tard par la sage-femme m’annonçant mon transfert en salle de travail !!

Soyons honnête, je ne pensais pas que l’on me prendrai en charge au milieu de la nuit.

J’avais envoyé un message à Johan à 4h15 pour lui annoncer que je venais d’être transférée en salle de travail.

L’appareil à monitoring
Toujours accompagnée par ma valise et mon manteau rouge.

J’avais été accueillie par une sage-femme et son étudiante. Et pour changer, devinez ce qu’on m’avait fait ? UN MONITORING ET UNE PRISE DE TENSION bien sûr !

Le coeur du bébé ne battait pas assez vite (elle était endormie) pour procéder au perçage de la poche des eaux, on m’avait donc demandé de boire de grands verres d’eau froide pour la réveiller. Elles m’avaient également dit que j’avais des contractions, faibles mais présentent.

Vers 5h20, une fois que tout était ok, on m’avait demandé si j’étais d’accord pour que ce soit l’étudiante qui me rompe la poche des eaux : aucun problème pour moi !

Elles m’avaient montré le crochet qui allait servir pour la manoeuvre (cela ressemble vraiment à un crochet pour faire du crochet (oui, ça fait beaucoup de fois crochet)) puis m’ont proposés d’utiliser le « gas and air », pour me soulager.

J’ai préféré attendre de voir si j’avais mal avant de l’utiliser.

A ce moment là mon col était toujours à 2.

L’étudiante n’ayant pas réussi, c’est la sage-femme qui a repris les rênes. Dans mon souvenir ce n’était pas agréable mais largement supportable. Je me rappelle qu’elle m’avait dit que j’avais une bonne résistance à la douleur et que je m’étais senti hyper fière. Il ne m’en fallait pas beaucoup, vous en conviendrez

Une fois que ce fût fait, j’avais ressenti une pesanteur sur le bas de mon utérus et qui ne m’a plus quittée jusqu’à l’accouchement.

Ce moment à aussi marqué le début du moment le plus glamour de ma vie : la perte du liquide amniotique. Je m’attendais à ce que tout sorte d’un coup mais non ! Absolument pas ! Le liquide sort par à-coups. A ce moment là, j’ai été très contente d’avoir écouté ma grande soeur qui m’avait dit : « Prends des culottes jetables pour la maternité ! »

En effet, j’ai ensuite passé ma journée en t-shirt et culottes jetables. Charmant.

J’ai enfin pu dire à Johan qu’il pouvait venir. J’avais besoin de sa présence à ce moment là.

Je lui avais dit de ne pas prendre peur en arrivant, que les draps du lit n’avaient pas été changé et qu’il y en avait partout.

Le secret d’un couple qui dure ? La communication dans les moindres détails !

J’avais eu droit à un petit déjeuner que j’avais picoré, la faim n’étant pas présente. On m’avait aussi installé ce que je redoutais le PLUS de cet accouchement : le cathéter. J’angoissais terriblement d’avoir cette aiguille dans la main et vraiment, c’était une sensation très désagréable toute la journée.

On m’avait prévenu que si les contractions n’arrivaient pas dans les 4h, on m’installerait la perfusion d’ocytocine.

Entre temps, il y avait eu une relève de l’équipe. On nous avait présenté Katie, ma sage-femme pour la journée. Elle m’avait proposé de poser la perfusion d’ocytocine avant les 4h mais j’espérais encore un miracle et que je puisse y échapper. Elle m’avait alors demandé si je souhaitais tenter les huiles essentielles pour me détendre et éventuellement mettre en route le travail.

J’étais prête à tout essayer alors j’ai accepté ! Ca sentait bon la mandarine…

9H30 est arrivé et je n’avais toujours eu AUCUNE contraction.

J’avais envoyé un message à ma soeur en lui disant : » Je sens tellement la césarienne ce soir en désespoir de cause ».

HAHAHAHAHA.

On m’avait donc posé la perfusion et à partir de ce moment là, j’ai été monitorée en permanence. A chaque fois que je souhaitais me déplacer, il fallait donc que je transporte la ceinture du monitoring ET la perfusion.

Suite à la mise en place de l’ocytocine, Katie est toujours restée dans la salle avec nous. Elle a seulement été remplacée le temps de sa pause déjeuner.

Ce qui a été le plus dur ça a été de passer de 0 contractions à des contractions très régulières et longues.

J’ai d’abord géré la douleur avec Johan qui comptait pour m’aider à respirer, comme j’avais appris à le faire pendant ma grossesse.

Aux alentours de 11h, nous avions eu la visite du médecin et de son interne, sur demande de Katie. Ils avaient analysés les résultats du monitoring et nous annoncer que le coeur du bébé faisait des hauts/bas et qu’ils fallaient continuer de surveiller pour voir comment cela évoluait.

On me demandait de me mettre sur mon côté gauche, pour aider le travail, mais je ne supportais pas les contractions dans cette position…

A 13h30, je m’étais endormie quelques minutes, d’épuisement, entre deux contractions. Bien sûr, l’une d’elle m’avait réveillée et je m’étais retrouvée complètement en panique, à vomir de douleur.

A ce moment-là, les médecins avaient décidé de baisser l’apport en ocytocine dans mon corps.

Je m’étais ensuite servi du « gas and air » pour m’aider. Très honnêtement, la différence n’était pas folle mais, c’était mieux que rien.

Vers 14h, les médecins étaient repassé pour analyser les hauts et bas du coeur du bébé. Ils avaient commencé à évoquer l’idée de la césarienne et m’avaient annoncé que j’allais être bientôt examinée.

Aux alentours de 15h, ce que je redoutais m’était annoncé : mon col n’était ouvert qu’à 4 (« 5 si je suis optimiste » avait dit la médecin). A ce moment là, je m’étais effondrée en larmes. Une contraction s’était mêlée aux réjouissances : Johan essayait de me faire respirer en comptant, je prenais de grande inspiration en pleurant et la gynécologue était toujours en train de m’examiner. Une scène charmante.

A ce moment là, on nous avait proposé deux options : un prélèvement sur la tête du bébé, pour vérifier l’oxygenation de son sang afin de savoir si l’on pouvait continuer le travail par voie basse, ou bien, la césarienne.

On nous avait laissé, le temps qu’on en discute. Dans ma tête, la décision était déjà prise. Je ne me voyais pas continuer comme ça si, en plus, rien ne garantissait une naissance par voie basse. J’aurai pu demander la péridurale mais j’étais exténuée et n’avais qu’une envie : en finir.

Johan lui m’a tout de suite dit : « C’est toi qui vois ! »

Une fois notre décision annoncée, tout s’était enchaîné HYPER rapidement !

La chirurgienne était venue m’annoncer le déroulé ainsi que les risques de la césarienne, puis me faire signer les décharges. Ensuite, ça avait été au tour de l’anesthésiste de m’expliquer la pose de la rachianesthésie et ses risques. Très rassurant d’entendre tout ça juste avant l’intervention !

En même temps, Katie m’enfilait une robe d’hôpital ainsi que des bas de contention. Glamour, toujours.

Et puis c’était parti, une aide-soignante (qui, pour l’anecdote, s’était occupé de moi la veille en chambre) était venu pousser mon lit et nous avions défilé dans les couloirs jusqu’au bloc opératoire. Je tremblais de tout mon corps de façon incontrôlable et j’avais encore quelques contractions, malgré l’arrêt de la perfusion.

Ce moment était un peu surréaliste, j’avais l’impression d’être dans grey’s anatomy. Dans les couloirs, il y avait des femmes enceintes et ma seule pensée était « Oh les pauvres, elles vont angoisser pour leur accouchement ! ».

La césarienne

Le bloc était découpé en deux parties : une première qui était l’équivalent d’une salle de réveil et la deuxième, qui était la salle d’opération.

J’avais l’impression d’être dans un essaim d’abeilles. Il y avait, ce qui m’a semblé, un monde fou ! Chaque personne est venue se présenter à moi, en m’indiquant sa fonction que j’oubliais aussitôt. J’entendais des conversations à chaque coin de la salle, j’écartais mon attention de celles parlant de scalpels (Véridique).

On m’a ensuite transféré sur la table d’opération. Pendant ce temps, Johan était habillé en tenue de bloc et assis dans un coin de la salle.

Première étape : l’anésthesie.

L’anesthésiste se tenait derrière moi et m’expliquait au fur et à mesure ce qu’elle faisait. Une autre personne était devant moi et m’appuyait sur les épaules, tout en me rassurant et en me disant de ne surtout pas bouger. Oui, vraiment comme dans les films et séries.

Hônnetement, je n’ai pas trouvé la piqure dans le dos et tout ce qui s’en suit désagréable. Je me rappelle juste d’avoir été immédiatement soulagée de toute douleur et d’une sensation de chaleur qui se diffusait de mes orteils jusqu’au dessus de mon ventre.

Lorsqu’on m’avait allongée, j’avais l’impression de glisser sur un côté de la table : non, j’étais bien stable (OUF!).

On m’avait installé les bras en croix. Je me rappelle avoir plaisanté en disant que je comprenais ce qu’avait ressenti Jésus.

L’anesthésiste m’avait demandé de bouger les pieds. Dans ma tête, je me disais: « PFFF trop facile » alors qu’en fait je n’y arrivais plus. Elle avait ensuite vérifié que j’étais bien endormie en me faisant couler un filet d’eau froid sur le corps et je devais lui dire quand je le sentais : aucune sensation jusqu’à la poitrine.

Johan avait alors pu venir s’installer près de ma tête. On lui avait demandé si il voulait qu’un champ opératoire soit installé (Qui dit non ??). Il est vrai que, pour moi, c’était peu utile puisque je ne pouvais pas trop bouger la tête.

Et puis l’opération avait commencé. Je ne sentais rien excepté une sensation de « secouage » assez fort. L’anesthésiste était toujours prêt de ma tête et me parlait, me posait des questions. Elle avait demandé à Johan son téléphone pour prendre des photos.

La naissance

Et soudain, à 16h17, ça y est, Romy était là !

J’ai entendu un cri, puis j’ai vu Johan se redresser et me crier : » It’s a girl ! » et moi, de lui répondre: « C’est vrai ou c’est une blague ?? ».

J’étais persuadée d’attendre un garçon : encore une preuve que je suis NULLE en pronostique !

Ils me l’ont montré au dessus du champ, j’ai senti quelques larmes monter et un élan d’amour gigantesque se diffuser dans tout mon être.

On nous a dit qu’elle avait le cordon enroulé deux fois autour du cou… A ce moment là, plus aucun regret sur le choix de la césarienne !

Puis elle a été emmenée à quelques mètres de moi. J’ai pu assister à tout son nettoyage et aux vérifications qu’ils faisaient sur elle. J’ai pu poser toutes les questions qui me venaient en tête, de type: « Elle a bien 10 doigts aux mains et aux pieds ? »

Johan l’a ensuite porté quelques minutes, le temps que l’on me recouse.

Puis on me l’a posé sur le haut du corps. Mes bras tremblaient encore et j’avais peur de lui faire mal. La puéricultrice m’a rassurée puis a positionné mes bras de façon à ce que l’on soit en sécurité…

Notre première photo.

Et voilà, c’était fini. Elle était arrivée. Elle sentait la mandarine…

Je prévois de vous faire un article sur mon séjour express à la maternité d’ici quelques temps, pour vraiment clôturer cette aventure.

Et vous, comment s’est déroulé votre accouchement ? Avez-vous remarqué des différences entre mon expérience en Angleterre et la votre ?


Merci d’avoir lu cet article jusqu’au bout ! N’hésitez pas à en découvrir d’autres sur le blog et à me suivre sur Instagram. Vous pouvez aussi aller faire un tour sur ma page Tipeee (ici) si le coeur vous en dit: vous pouvez m’accordez un Tip exceptionnel, mensuel ou bien regarder une petite pub gratuite sur la page pour me soutenir.

2 réponses à « Récit d’accouchement, ou l’enfant qui ne voulait pas sortir ! »

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