Le séjour à la maternité (express) en Angleterre !


Maternité / samedi, janvier 16th, 2021

Hallelujah ! Voici ENFIN le dernier article de ma série sur la grossesse en Angleterre.

Après vous avoir fait le récit de mon accouchement la semaine dernière, je profite de ma lancée pour vous raconter ma suite de couche à la maternité.

Juste après l’accouchement

Après avoir été recousue et que l’on m’ai mis Romy dans les bras, nous avions été déplacés dans la pièce adjacente à la salle d’opération, pendant environ une heure.

J’étais assoiffée et j’avais peur que l’on ne m’autorise pas à boire avant un moment. Mais pas du tout, ouf !

Un infirmier était resté avec nous pendant tout ce temps. Il se faisait très discret, vérifiant seulement mes constantes sur un écran.

Katie, la sage-femme, était venue pour remplir quelques papiers et mettre des bracelets d’identification aux pieds de Romy. Elle m’avait aussi aidé à la mettre au sein pour la « tétée d’accueil ».

Johan avec son badge « I am DAD » qui lui a été collé par l’équipe juste après la naissance.

A 17h30, il était temps pour nous de rejoindre le service des suites de couche. Et de dire au revoir à Johan qui n’était pas autorisé à venir (Dois-je encore le dire ? CIMER le covid !).

On nous avait dit que si tout se passait bien, je rentrerai le lendemain à la maison.

Katie m’avait accompagné jusqu’à ma chambre avant de nous dire au revoir. Je crois que je ne l’oublierai jamais.

Le retour en chambre

J’ai réalisé que la chambre dans laquelle on m’avait installé était celle où l’on m’avait posé le tampon d’hormones, deux jours plus tôt. Une femme était déjà présente, couchée sur un lit.

Une fois que tout le monde était sorti, nous avions entamé la conversation. Elle attendait d’être déclenchée le lendemain.

Ma première pensée avait été que, passer la nuit précédant son accouchement en compagnie d’un nouveau né, ne devait pas faire rêver !

Elle m’avait tout de suite rassurée en me disant qu’elle était déjà maman de deux petites filles et qu’elle avait l’habitude des pleurs.

Je ne le savais pas encore, mais heureusement qu’elle était présente avec moi !

La soirée

On m’avait dit que je serais mobilisée dans la soirée afin, notamment, de me laver. Oui, j’étais encore pleine de sueur et de sang. Yummy.

Je devais aussi appeler dès que je commençais à sentir mes pieds afin que l’on m’administre un anti-douleur. Et de ne pas hésiter si j’avais besoin d’aide pour l’allaitement.

Au début, tout allait bien. Romy dormait et j’étais dans ma bulle de gagaitude. J’échangeais quelques messages avec mes proches avant de tomber en rade de batterie.

A ce moment-là, ma voisine de chambre a tout de suite été d’accord pour m’aider et fouiller dans mes affaires à la recherche de mon chargeur. Elle me l’avait même branché de façon à ce que je puisse y avoir facilement accès. Trop sympa.

Romy s’était réveillée et j’avais tenté de la remettre au sein. J’avais mal et, SPOILER, l’allaitement ce n’est vraiment pas instinctif. Pas chez moi en tout cas.

J’avais donc sonné, afin que l’on vienne m’aider. Manque de pot, il y avait eu un changement d’équipe et j’avais vu arrivé une aide-soignante peu sympathique. Lorsque je lui avais expliqué ma problématique, elle m’avait répondu qu’elle n’avait pas de temps pour s’occuper de ça, puis, elle était repartie.

Je m’étais donc retrouvé seule, incapable de bouger, avec mon bébé hurlant à plein poumon. Bonne ambiance.

J’avais donc retenté encore et encore, jusqu’à ce qu’elle arrive à téter quelques instant puis retombe dans le sommeil.

Vers 21h, l’autre maman était allez se faire un thé et m’en avait ramené un avec des petits gâteaux : adorable !

Personne n’était revenu me voir (sauf pour me donner des anti-douleurs, ouf). Romy était toujours en peau à peau avec moi, même pas habillée.

J’étais épuisée. Ça faisait deux jours que je n’avais que très peu dormi la nuit. Ah et j’avais aussi vécu un accouchement.

J’étais terrorisée à l’idée de m’endormir avec Romy dans les bras.

ENFIN, à 22H30, la sage-femme avait pris le temps de changer et habiller Romy et d’aller chercher un petit lit pour pouvoir la poser. Elle m’avait aussi amener des paquets de gâteaux afin que je grignote.

Je n’avais ni faim, ni soif, mais il fallait absolument que je boive afin que l’on soit sûr que mon corps évacue les urines avant de me retirer la sonde.

Une heure plus tard, Romy était de nouveau en pleur et affamée. J’avais rappelé pour avoir de l’aide. L’aide-soignante était arrivée, l’avait pris et était parti en me disant « Je l’emmène faire un tour pour la calmer ».

Elle était ensuite revenue m’expliquer que c’était plus facile de faire téter un bébé calme. Apparemment, ça aurait été trop compliqué de me le dire avant de sortir de ma chambre avec mon nouveau né.

La nuit

La nuit avait été longue car, ayant très peu de mobilité, je devais sans cesse appeler quand Romy avait besoin de quoi que ce soit.

Et je n’arrivais pas à allaiter. Une autre aide-soignante était venu et j’avais été perturbée par la fermeté dont elle avait fait preuve pour plaquer la bouche de Romy sur mon sein. Romy qui, de toute façon, n’arrivait toujours pas à boire plus de quelques secondes d’affilés…

En désespoir de cause, à 3h du matin, complètement exténuée, j’avais accepté leur proposition de donner un peu de lait dans une coupelle puis un biberon. Et miracle : elle avait dormi deux heures !

J’avais également pu me reposer et on m’avait donné un nouvel anti-douleur.

La journée suivante

A 7h, l’aide-soignante était venu me mobiliser ET changer les draps.

Elle m’avait bien guidé (et aidé) afin que je passe du lit au fauteuil. Mes jambes tremblaient d’appréhension. Finalement, j’avais eu plus peur que mal.

Je commençais à retrouver des sensations et j’avais l’impression de rentrer mon ventre en permanence. C’était vraiment étrange.

Il y avait eu un changement d’équipe et la nouvelle sage-femme était très sympa. Elle m’avait aidé à retourner sur le lit afin d’examiner ma cicatrice et me retirer la sonde urinaire.

Devinez quoi ? Je stressais à mort pour ça aussi ! Etonnant hein ?

Et je n’ai absolument rien senti.

Elle m’avait aussi redonné un anti-douleur.

Un médecin était passé pour ausculter Romy et lui faire passer les tests d’audition. Tout était parfait.

Peu après, j’avais eu un coup de panique lorsque Romy avait vomi après un biberon. La sage-femme m’avait rassuré en me disant qu’elle avait certainement un peu de mucus coincé dans la gorge, chose assez courante chez les bébés nés par césarienne.

A 12h, j’avais pu me rendre jusqu’aux toilettes (qui se trouvaient dans le couloir) afin de faire pipi et changer ma culotte jetable. SEXY LADY.

En revenant, j’avais changé Romy, pleine de méconium. SEXY BABY.

J’étais étonnée d’aussi bien réussir à marcher et de ne pas être trop douloureuse.

On m’avait également confirmé que je sortirai en fin de journée ! J’étais à la fois hyper contente de savoir que j’allais retrouver Johan mais aussi stressée (oui, c’est le mot qui définit ma vie que voulez-vous) qu’on me laisse sortir si peu de temps après la césarienne.

L’après-midi, j’avais pu aller prendre une douche en laissant Romy à la sage-femme. Elle m’avait dit que je pouvais retirer le pansement adhésif sur la cicatrice mais je n’avais pas osé.

Le moindre mouvement était calculé afin de m’économiser le plus possible. J’étais terrifiée à l’idée de faire tomber quelque chose par terre et de devoir me pencher si bas pour le ramasser !

La sage-femme m’avait retiré le pansement et m’avait de nouveau rassurée en me disant que la cicatrice était très jolie. Youhou !

En fin d’après-midi, j’avais demandé un nouvel anti-douleur car je commençais à ressentir une sensation de tiraillement. On m’avait répondu que mon dossier étant à la pharmacie de l’hôpital (qui me préparait mes cachets pour la sortie), je devais attendre qu’ils le récupèrent pour être sûr qu’il n’était pas trop tôt. SU-PER.

A 18H, j’avais donc eu droit à un paracetamol et un ibuprofene : mes deux meilleurs amis pour les semaines à venir ! Je pouvais en prendre toutes les 4h et on m’avait conseillé de le faire systématiquement, sans attendre d’avoir mal. J’avais suivi ce protocole et ça s’est avéré plutôt efficace !

A 19h15, je pouvais dire à Johan qu’il pouvait venir nous chercher. On m’avait donné tout un tas de documents utiles sur les bébés. On m’avait aussi fourni une boîte piqûres d’anti-coagulants à faire pendant 15 jours (L’ENFER SUR TERRE) et du fer pour deux mois car j’avais perdu, à priori, pas mal de sang.

J’avais préparé Romy, lui mettant un petit manteau de peur qu’elle ai froid.

A 19H45, Johan était arrivé. Il avait dû attendre à la porte du service. Une aide-soignante était allé récupéré la poussette près de lui, puis m’avait aidé à installer Romy et à porter mes affaires.

Nous avions alors quitté l’hôpital, au rythme lent de ma marche, tous les trois.

En famille.

Et vous, comment c’était votre séjour à la maternité ?


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