Jours 14 et 15


Angleterre / mercredi, juillet 3rd, 2019

Grognon et bougon. Deux mots pour résumer mon humeur ces derniers jours. Je n’arrivais à rien, je n’avais envie de rien et je voyais la motivation m’effleurer sans jamais m’embrasser. Il n’y avait aucune explication à cet état, il était juste arriver là, sans crier gare. Même lire, regarder une série ou sortir prendre l’air me semblait hors de portée. 

Alors j’ai tenté mon remède ultime : pâtisser. 

Au départ, tout était mécanique : peser le sucre, faire chauffer le lait, casser les carrés de chocolat, remuer… Et puis, je me suis laissée envahir par les odeurs. Celle du lait et du chocolat, m’emportant près de ma mère préparant mon goûter d’enfance. Celle des framboises, me projetant dans le jardin de mes grands-parents. Et celle du beurre fondu, qui me replongea immédiatement dans la cuisine de notre ancienne maison. 

J’ai retrouvé de la vigueur et j’ai passé l’après-midi à créer, goûter du bout des doigts et prier pour que mes nouveaux essais fonctionnent.

J’ai enfin ajusté la dernière framboise et je suis parvenu au résultat final. Je suis toujours heureuse à ce moment là, que tout ce soit passé comme je l’espérais ou non.  

Hier, tout s’est parfaitement enchaîné et mes petites bouchées étaient telles que je les avais imaginé !

Le moment était arrivé de goûter et J est rentré pile à cet instant. J’ai confiance en son avis car il n’hésite pas à me dire si il n’aime pas. Bien sûr, il ne me dira jamais: « C’est vraiment dégueulasse ! » mais il arrive souvent à soulever ce qui cloche lorsqu’une préparation n’est pas satisfaisante. Hier, j’ai eu droit à : « C’est très bon. », suivi d’une main tendue pour prendre un second morceau.

Mission accomplie. 

Je crois que ce que j’aime le plus en pâtisserie, c’est de réussir à donner un moment de plaisir à quelqu’un. 

Quelle altruiste je fais !

2 réponses à « Jours 14 et 15 »

  1. Vous patissez et le malotru ose « soulever ce qui cloche  » ?!
    Quittez le très chère. Un mot de vous et japprėte bateau et dilligence pour vous ramener au pays !

    Ps: Votre derniere phrase est moralement répréhensible. Titre.

    1. Chère Duchesse,
      Je suis extrêmement touchée qu’une personne de votre rang passe par ici.
      Je vous ferais quérir si besoin concernant mon retour.

      A ce que je vois, vous avez l’esprit mal placé…

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